Un étudiant à Stanford crée un chatbot pour aider les réfugiés à remplir leur demande d'asile.
Technologie

Un étudiant à Stanford crée un chatbot pour aider les réfugiés à remplir leur demande d’asile.

L’inventeur du chatbot DoNotPay réputé pour aider ses utilisateurs à faire sauter leurs contraventions vient de changer d’utilité : l’aide à l’asile pour les réfugiés.

Qualifié de ‘robot lawyer’ DoNotPay a été inventé par Joshua Browder, un jeune londonien de 19 ans. Nous vous présentions cet été son chatbot jusqu’alors uniquement dédié à aider des personnes à faire sauter leurs contraventions de stationnement. Dans ses perspectives de développement, l’étudiant de l’université de Stanford souhaitait alors proposer un service pour les personnes positives au virus du VIH afin qu’elles puissent connaitre et faire respecter leurs droits. Il était aussi question d’un projet à destination des migrants traversant différents systèmes juridiques pour atteindre leur destination. Il semblerait que ce soit à présent le cas.

La plateforme principale reste DoNotPay. Via Facebook Messenger, le chatbot veut proposer une aide aux réfugiés pour déposer une demande d’asile. Le robot de messagerie offre un soutien pour les demandes aux États-Unis, au Canada, ainsi qu’au Royaume-Uni. Pour avancer dans le développement de son service, le jeune londonien a travaillé en collaboration avec des avocats de chacun des pays concernés. Il a aussi échangé avec des demandeurs d’asile dont la requête a été acceptée.

donotpay refugies

« Cela fait six mois que j’essaye de lancer ça. Je voulais le faire cet été, mais je voulais m’assurer que je faisais ça bien car c’est une procédure tellement compliquée. J’ai continué de montrer l’avancée de mes travaux à des avocats, et à chaque rencontre j’optimisais le process, » a déclaré Joshua Browder interviewé par le Guardian.

Le chatbot fonctionne en posant une série de questions afin de déterminer de quels éléments le réfugié aura besoin pour remplir sa demande et s’il est éligible pour être mis sous la protection des lois internationales.

Après avoir aidé à faire sauter plus de 160 000 contraventions de stationnement, voilà que maintenant ce ‘robot avocat’ va être en mesure d’aider des migrant à trouver refuge dans un pays – anglophone pour l’instant. Les termes utilisés dans les formulaires pouvant être parfois bien compliqués, le chatbot aidera, comme pour les contraventions, les plus faibles à s’enlever une grosse épine du pied. Et dire qu’il n’est encore qu’un étudiant. Et j’applaudis des deux mains.

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