Quel paradoxe que l’usage des réseaux sociaux par les journalistes du monde entier et notamment les français. C’est le constat principal que l’on peut faire en analysant l’étude sous forme d’infographie menée par Cision.

EDIT : lire la dernière version de l’étude : Les digital natives bousculent les codes du journalisme

Je t’aime…

En observant les résultats des questions posées aux journalistes, on remarque que les réseaux sociaux font partie intégrante de leur activité professionnelle. C’est un élément déjà mesurée dans de précédentes études : leur addiction selon la nationalité du journaliste ou encore les profils types.

91% des journalistes français affirment utiliser les réseaux sociaux dans le cadre de leur activité professionnelle.

Avec cette infographie, nous remarquons que toutes les nationalités interviewées ont répondu à plus de 90% pour affirmer leur utilisation des réseaux sociaux au sein de leur activité. Seul les journalistes français obtiennent le pourcentage le plus faible avec 91%.

Quant au fait que le social media est un usage incontournable pour le métier de journaliste, 41% des sondés (Royaume-Uni) à 54% (France et Canada) sont d’accord avec cette affirmation. L’usage des réseaux sociaux est donc plus que démocratisé auprès de la branche professionnelle.

Moi non plus

C’est là qu’entre en jeu le paradoxe évoqué en introduction de cet article. En effet si nous pouvons voir depuis plusieurs année l’usage du social media des journalistes, il en reste néanmoins une forte négativité de plateformes… Seulement 31% des journalistes français approuvent l’impact positif des réseaux sociaux sur le journalisme !

Le ressenti négatif des réseaux sociaux va encore plus loin lorsque l’on demande l’impact du social sur les valeurs du journalisme : 62% des journalistes français sont d’accord pour dire que les réseaux sociaux dégradent les valeur du métier. Même auprès des journalistes anglo-saxons, comme les anglais ou les canadiens, s’entendent sur ce fait.

Si l’on doit expliquer ces impressions auprès des journalistes, cela est peut-être du au fait que la rapidité du traitement de l’information supplante l’analyse :

89% des journalistes affirment que les réseaux sociaux encouragent les journalistes à se concentrer sur la rapidité au détriment de l’analyse.

Source : Cision
Étude réalisée en 2016 auprès de 2012 journalistes.