Nous vous avions montré les prouesses de l’entreprise Otto, société dans laquelle Uber a investi en aout qui avait réussi à faire rouler sur 193 kilomètres un camion sans chauffeur. Leur objectif de se faire remarquer a été donc atteint, mais à quel prix ? Selon les lois de l’état du Nevada en effectuant ce trajet sans chauffeur la firme se serait mise hors la loi.

En effet, il se trouve que la société aurait sciemment enfreint les règles car pour des tests de ce type le Nevada exige une licence et oblige à ce qu’il y ait une personne dans le cockpit. Une licence qui met un mois à être délivrée, trop long pour Otto… Face à cette insubordination l’administration de l’état en charge des véhicule a même parlé de changer de position face à la technologie des véhicules sans conducteurs et de donner leur cas à un autre département plus orienté sur le développement des affaires.

Il n’y a pas vraiment de juridiction encadrant ce type d’opérations, les lois actuelles ne punissent pas vraiment à proprement parler de ce genre d’infractions. Des amendements à la législation concernant ce type de comportement pourraient voir le jour en 2017 mais il sera trop tard pour intenter quoi que ce soit contre Otto. De son côté la firme a choisit sa ligne de défense : selon eux il ne s’agissait pas vraiment d’un test en autonomie totale car il y avait un ingénieur qui était à l’arrière de la cabine.
Mais il s’avère que la surveillance pourrait rentrer dans la ligne de défense s’il était assis devant le volant prêt à prendre le relai en cas d’urgence.

Il est évident qu’Otto a roulé sur les lois de l’état du Nevada, mais il est tout aussi évident que le jeu en a valu la chandelle, car après la diffusion de la vidéo Uber a mis 680 millions de dollars sur la table pour les racheter. Mais s’il y a bien un enseignement à en tirer c’est que les lois n’évoluent pas aussi vite que la société et qu’il serait temps que les deux se mettent au diapason.

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