Si c’est trop pour vous, alors ce n’est pas pour vous. Voilà ce que l’on peut découvrir sur le site lorsque l’on cherche des renseignements sur les conditions d’adhésion au réseau social.

De nos jours, tous les réseaux sociaux offrent un accès gratuit à leurs utilisateurs. Tout le monde peut ouvrir un compte sur Facebook, Instagram, Twitter, LinkedIn, ou Wechat. Avec cela, les monopoles de l’influence, de la visibilité et de l’égocentrisme ont changé. Aujourd’hui les internautes préfèrent suivre une personne qui les inspire, qui les motive, ou qui a un mode de vie qui se rapproche du leur. Les clichés de collections de magnums de Grey Goose, de Dom Pérignon et autres déballages n’impressionnent plus.

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C’est justement sur cet aspect que joue le réseau social. « Être riche est tellement ennuyeux quand personne ne vous regarde, » résume avec provocation la vocation de Rich Kids. Un réseau social avec une barrière à l’entrée pour qu’entre eux les fils et filles à papa puissent partager leur vie et enfin être reconnu pour ce qu’ils sont. C’est la promesse du réseau social.

« Nous avons créé quelque chose de différent. Un nouveau réseau social où nos membres peuvent être visible de manière élégante. Partager leur vie avec d’autres utilisateurs et construire une communauté. Seuls les membres de Rick Kids peuvent partager des photos. Pour devenir un membre l’utilisateur doit souscrire à un abonnement. Afin d’assurer la qualité et l’exclusivité de nos membres, l’adhésion est de 1 000 dollars par mois. »

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Loin de l’opulence sous-jacente du réseau social, son CEO annonce qu’un tiers de l’abonnement est destiné à financer des associations pour l’éducation des enfants du tiers monde. Comme c’est admirable...

L’idée d’un réseau social de niche comme celui-ci est peut-être intéressante dans une conversation avec un bon ami après le verre de trop, mais le lendemain on se rend compte que c’est une très très très mauvaise idée et qu’Internet ne fonctionne plus de cette manière. Mais le déclic ne semble pas être arrivé à temps. Pire encore, les codes et clichés utilisés sur le site me font penser à ces reportages de 2005 sur la jeunesse dorée. C’est vulgaire, encore une fois bien éloigné du quotidien des personnes qu’ils tentent de cibler.

Néanmoins, il ne fait nuls doutes que quelques russes, chinois, américains, et peut-être même des européens vont prendre leur abonnement sur Rich Kids. Mais comme à chaque fois qu’une application de la sorte voit le jour, elle finira rapidement aux oubliettes.