De quel super pouvoir le marketer rêve-t-il ?

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De Misfits, à Heroes sans parler des franchises Marvel ou DC Comics… Le fantasme du super héros est bien présent dans notre quotidien… Alors pourquoi ne pas rêver un peu ? 5 membres du CMIT (le club des Directeurs Marketing et communication de l’iT) partagent avec nous leurs vœux de super pouvoirs.

Voyage temporel.

Pour Maud Samagalski, Directrice Marketing & Communication Hewlett Packard Enterprise France, @maudsaga.
Et si je voyageais dans le temps ? Je reviendrais certainement dans le passé pour rectifier d’un trait les retombées mitigées de cette conférence parfois soporifique et j’activerais des clés de communication ébouriffantes pour créer des moments magiques. Des voyages dans l’avenir, avec un système de téléportation façon Star Trek, me permettraient d’explorer des univers inconnus pour en retirer les meilleurs enseignements. Plus rapide, plus proactive, je serais le « super-marketer » qui exploite les connaissances acquises lors de ses « retours vers le futur » afin de concevoir une expérience client inédite et augmentée.
Mais d’ailleurs, s’il existe un métier où ce souhait devient presque réalité, entre analyse, prospective et créativité, c’est bien celui du marketing !

L’Ubiquité.

Pour Jean-Denis Garo, Directeur marketing Europe du sud Mitel @JeanDenisG.
David Bowie nous promettait « we can be Heroes, just for one day », mais pourquoi un seul jour, je rêve du don d’ubiquité. Il me permettrait d’être en même temps à une conférence aux US, en rendez-vous agence, sur mes « call corporate », actif sur les médias sociaux et aussi présent à la maison pour les moments importants. Les effectifs des équipes marketing se réduisant de plus en plus, pour plus de centralisation, d’externalisation, de spécialisation, le temps de travail se fragmentant – même si les outils collaboratifs modernes offrent de nombreuses facilités – la possibilité de se démultiplier reste séduisante. L’idée n’est évidemment pas d’être omniprésent, ni de concentrer les décisions, mais bien de pouvoir participer, d’étendre le principe de Mobiquité (Vivre et travailler en 2030 : La mobiquité devenue réalité. Alliancy 2015). Au pire, si l’ubiquité n’est pas disponible, j’opte pour la téléportation.

La métamorphose.

Pour Sandrine Rollin, Senior Manager, EMEA Marketing NetApp @Sandrine_Rollin.
J’opterais volontiers pour le pouvoir de me métamorphoser, et ceci plusieurs fois dans la même journée ! Mon quotidien en tant que marketing régional exige de porter plusieurs casquettes : marketing intégré, marketing digital, génération de la demande, gestion des contenus, de la donnée clients… Et j’en oublie ! Et avec une toute petite équipe pour adresser une géographie entière. Il ne s’agit pas simplement de papillonner d’un rôle à l’autre, assister aux réunions et lancer les plans, mais surtout de développer les compétences nécessaires. Car ma fonction marketing est sans doute celle qui s’est le plus transformée revêtant un nouveau caractère à l’ère du numérique, tour à tour créatif et scientifique, qui nous oblige à en maîtriser tous les aspects. C’est passionnant, mais cela implique agilité et évolution permanente.

Lire dans les pensées.

Pour Christophe Kuhner, VP Field Marketing Group chez Generix Group @KuhnerC.
Ah qu’il serait bon de pouvoir lire dans les pensées ! Quel gain de temps de ne plus chercher à décoder les attentes obscures de nos collègues, managers et collaborateurs. D’ailleurs, avec un don partagé entre tous, les réunions seraient largement écourtées. La version améliorée de ce don serait de lire dans les pensées de nos clients et prospects à l’ouverture des emails qu’on leur envoie et ainsi se passer de toute la machinerie d’analyse de données.

Une audition décuplée.

Pour Laurence Delecroix, Marketing manager South Europe Juniper Networks @loJNPR.
J’achète immédiatement à celui qui me le vendrait ! Mon métier c’est le « field marketing » donc au centre de mes préoccupations : l’« écoute du marché ». Au 1er degré ce super pouvoir me permettrait de capter les propos des clients qui se parlent entre eux (et loin de moi) lors des opérations marketing. « Waouh : ils sont convaincus mais ne veulent pas le dire, on est mieux et moins cher que la concurrence ! » Un peu plus en 2e degré, je saurais entendre ce soupir au 6e rang de la présentation ou ce commentaire chuchoté au voisin. « Aïe : ils s’ennuient et ne comprennent rien au sujet traité.» Dans les 2 cas, un bon comme un mauvais retour décodé avec mon super pouvoir, c’est un bénéfice immédiat : je confirme ou je corrige, je modifie ou je continue … Bref ma super écoute me rend meilleure dans mon job, mes clients sont plus satisfaits, ma société plus performante. Alors, où est-il le vendeur de super pouvoir ?

A propos de l'auteur

Le CMIT est le Club des Directeurs marketing & communication de l’IT. Fondé en 2003, il réunit une centaine d’adhérents autour de préoccupations plutôt B2B dans l’industrie de l’IT au sens large.

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