Il n’y a pas une semaine où les médias ne parlent pas d’Uber ou que le terme “uberisation” soit utilisé par tel ou tel expert. L’entreprise est autant décriée qu’encensée par la presse, les partenaires, les économistes ou ses clients. Pour autant, Uber vient d’annoncer ses résultats qui s’élèvent à 1,2 milliard de pertes pour la première moitié de l’année !

De lourdes pertes…

Comment cela est arrivé ? Tout d’abord, la société présente une perte de 520 millions de dollars au premier trimestre. Et ce avant même les intérêts, les impôts, la dépréciation et les amortissements. Au deuxième trimestre, Uber dépasse les 750 millions de pertes. Soit les 1,27 milliard annoncés par la compagnie quelques jours auparavant. La raison principale annoncée par la société… les subventions allouées aux chauffeurs.

Une augmentation du chiffre d’affaires qui ne suffit pas

Si les pertes sont lourdes, Uber a pourtant enregistré une belle hausse de son chiffre d’affaires du premier au second trimestre de 2016 : 3,8 milliards à plus de 5 milliards de dollars !

Cependant cela ne suffit pas au regard des revenus nets. Même avec une augmentation de 18% du premier trimestre au second, la compagnie atteint 1,1 milliard de dollars. Ce qui n’est pas assez au regard des 1,2 milliard de pertes…

Le paradoxe des sociétés technologiques

La question légitime serait : comment fait Uber pour augmenter sa valeur tout en annonçant 4 milliards de pertes depuis sa création ?

Cela réside dans le fait de son expansion. Au fil des années, Uber élargit son marché ce qui représente d’énormes coûts d’investissement. Mais qui la fait confronter à des acteurs concurrents comme en Chine avec Didi Chuxing. Ce dernier emporte plus en plus de parts de marché jusqu’à racheter l’activité d’Uber en Chine !

Si les pertes sont sans précédant pour une société technologique, il faut se rappeler celle d’Amazon.com Inc. Cette dernière accusait une perte de 1,4 milliard de dollars en 2000 tout en augmentant sa valeur et ce jusqu’à trouver le profit !

En attendant Uber a les reins solides avec une trésorerie de 8 milliards de dollars plus 1 milliard que Didi Chuxing doit verser pour le rachat de l’activité en Chine. Une situation qui lui permet de gagner des parts de marché aux États-Unis et dans les autres pays où les concurrents subissent encore de plus lourdes pertes. Un combat marketing qui se gagnera, pour Uber, sûrement grâce à l’endurance financière que l’innovation technologique.

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