Captain Train a probablement publié la plus belle note de mise à jour que vous verrez aujourd'hui.
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Captain Train a probablement publié la plus belle note de mise à jour que vous verrez aujourd’hui.

Le site réservation Captain Train a publié aujourd’hui une mise à jour de son application avec une note de mise à jour plutôt inédite.

Si vous avez un site wordpress, des plugins, ou que vous êtes assidus sur certains jeux vidéos, vous avez certainement pris l’habitude de lire les notes de mise à jour. Appelées aussi changelog, elles permettent d’avoir des informations de la part des développeurs sur les changements qu’apporte la version de l’application à installer. Bien souvent, ces notes de mise à jour sont d’un niveau de sobriété extrême. Les français de Captain Train se sont risqués à prend l’exercice à l’envers avec une note hilarante.

Pour la mise à jour iOS de Captain Train corrigeant un bug qui intervenait dans le paiement de la précédente version, la note prend la forme d’une interview du dit bug. De belles références au bug de l’an 2000, au film Astérix Et Obélix Mission Cléopâtre, aux multiples bug de Windows Vista, ou encore les problèmes de compostage des billets SNCF. On vous laisse apprécier.

INTERVIEW DU BUG DE PAIEMENT
Vous aurez peut-être remarqué que cette nouvelle mise à jour sort alors que notre dernière version vient à peine d’être lancée. Cette sortie anticipée corrige un bug qui semait le trouble dans notre formulaire de paiement. Pas rancuniers, avant de l’envoyer dans les cordes, nous avons tenu à discuter avec le bug incriminé, afin d’en apprendre un peu plus sur son histoire et ses projets.

1. Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir un bug ?

Dans ma jeunesse, j’étais fasciné par le bug de l’an 2000. Une fois sorti de l’université, j’ai voulu contribuer aux grandes pannes informatiques à mon tour, car j’aimais agacer les gens. Très vite je suis rentré chez Microsoft, pour travailler sur Windows Vista, ils recrutaient beaucoup à l’époque, nous étions très nombreux, c’était un peu l’âge d’or du bug. Puis iOS est arrivé quelques années plus tard. J’ai senti le vent tourner et j’ai décidé d’abandonner le monde des PC, pour me lancer dans les applications mobiles. C’est ainsi que je me suis retrouvé dans les applications que beaucoup de gens utilisent au quotidien, dont Captain Train.

2. Qu’est-ce qui vous plaît dans les bugs sur mobiles ?

Les sensations que procurent les téléphones dépassent largement ce que pouvaient offrir les meilleurs PC. Quand j’écoute les capteurs présents dans le téléphone, je ressens bien mieux la frustration des gens. Avec un iPhone par exemple, quand je fais bien mon travail de bug, je sens la colère de l’utilisateur au travers des vibrations enregistrées par le gyroscope, je vois ses doigts se crisper sur l’écran, je l’entends gémir grâce au micro, et j’observe sa mine déconfite par le judas de la caméra frontale. J’aime voir comment les gens réagissent en ma présence, c’est très important pour moi. Certains utilisateurs ne disent rien, pendant que d’autres s’énervent contre leur téléphone. J’ai même vu des utilisateurs rentrer dans des rages telles qu’ils se mettaient à appuyer sur tous les boutons de l’iPhone, ce qui avait pour effet de provoquer des bugs supplémentaires. Un régal pour moi, surtout en période de bêta.

3. Rien à voir, mais c’est une bonne situation ça, bug ?

Oui, c’est une bonne situation. On rit beaucoup.

4. À vous entendre, on a quand même l’impression qu’il faut être un peu cynique pour exercer le métier de bug, non ?

Ah ? Vous pensez ? Je ne vois pas les choses de cette manière. Les profils que je croise dans le métier sont au contraire très variés. Plusieurs de mes collègues viennent par exemple de la banque ou de la politique et ils s’adaptent très bien à leur nouveau boulot, croyez-moi.

5. Quels sont vos futurs projets ?

J’ai pas mal d’idées en tête. Vous savez, quand vous mettez vos écouteurs dans la poche et qu’ils ressortent tout emmêlés ? Je travaille sur un type de plastique qui rend le démêlage des fils encore plus compliqué, ce qui veut dire que vous vous énerverez sur vos écouteurs pendant plus longtemps qu’avant. J’ai aussi créé un système qui baisse le volume de votre sonnerie à mesure que vous vous rapprochez de votre iPhone, pour que vous passiez plus longtemps à le chercher au fond de votre sac. J’ai également breveté un mécanisme qui vous bascule automatiquement sur le réseau Edge — connu pour sa lenteur — dès que vous devez envoyer un e-mail en urgence à votre responsable.

6. Un projet sur lequel vous auriez aimé travailler ?

J’aurais adoré saboter les machines qui servent au compostage des billets SNCF, celles qui se trouvent au bout des quais. Mais quand j’ai postulé pour un poste de bug, le projet était déjà bien avancé et le gros du travail était fait. Si les voyageurs s’y reprennent désormais jusqu’à douze fois pour composter le moindre billet, c’est grâce à cette fabuleuse équipe. Les clients ont beau tourner leur billet et le retourner dans tous les sens, recto, verso, à l’endroit, à l’envers, rien n’y fait, le compostage ne fonctionne jamais, la machine ne lâche rien. Du génie !

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