Voilà un des projets technologiques de Google les plus haletants. Le début de cette histoire remonte presque au commencement de Siècle Digital. En septembre 2013, David Hakkens, un jeune étudiant en design lance sur une plateforme participative le Phonebloks. C’est un smartphone open hardware. Vous pouvez ajouter des pièces produites par différentes marques selon vos besoins et ainsi ajuster les caractéristiques du téléphone. Quelques semaines plus tard, Google tombe sous le charme et lance une collaboration avec David Hakkens et présente officiellement le Project Ara. Rattaché à l’époque à Motorola le responsable du projet déclarait : « nous voulons faire pour le hardware ce qu’Android fait pour le software : créer un écosystème de développeurs tiers, réduire les contraintes, augmenter le rythme de l’innovation. »
Après quelques mois sous silence, Google dévoile de nouvelles informations lors d’une conférence entièrement dédiée au Ara. On découvre notamment trois tailles pour le futur smartphone, ainsi que de nombreuses specs.

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Après de nombreux essais, l’équipe Ara a été en mesure de proposer un prototype fonctionnel. Ce dernier a été utilisé comme téléphone principal par des membres du laboratoire de recherche de la firme de Mountain View (ATAP). Une version légèrement améliorée, le Project Ara Developer Edition, sera proposée pour les devs à partir de l’automne 2016. Du fait qu’il soit open hardware, on peut penser que le prochain smartphone de Google sera plutôt accessible, mais il n’en est rien. Le géant souhaiterait en faire un smartphone haut de gamme.

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La base du Ara embarquera déjà un processeur, un GPU, une antenne, des capteurs, une batterie et un écran. Ce socle permettra donc ensuite à l’utilisateur de rajouter des éléments qui comptent vraiment pour lui dans les caractéristiques d’un smartphone. Une enceinte, une extension de batterie, un appareil photo performant, un deuxième GPU pour les jeux, etc.

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Grâce à une API pour les pièces à ajouter ainsi qu’une connectivité à 11,9 Gbps, le Ara va permettre une connexion instantanée des éléments. Les utilisateurs pourront alors changer en deux temps trois mouvements les blocs de leur smartphone. Et pour offrir le plus d’options possible à ses futurs clients, Google lance une open marketplace pour les marques. Après avoir rempli un formulaire, une entreprise ou un particulier pourra accéder aux docs des specs.

Dans un futur proche, on pourra certainement retrouver Leica ou Nikon proposant différents objectifs pour le smartphone. Mais aussi Visa ou MasterCard offrant un paiement sans contact sécurisé. Pour des utilisations scientifiques, des laboratoires pourraient créer des blocs permettant de tester la qualité de l’air, ou de l’eau. Par la multitude d’éléments qu’il sera possible d’ajouter et de créer, le Project Ara va peut-être créer une rupture nette dans l’innovation du marché des smartphones.

Source : ATAP.