La vie numérique de Jean-Baptiste Delame, éditeur du site Il Était Une Pub.

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C’est en commençant ses études par une école de commerce que Jean-Bapiste se découvre un intérêt fort pour le monde de la publicité. Il se tourne alors vers l’ISCOM où il passera un BTS Communication. Pendant ces deux années nait son média Il Était Une Pub. Il termine sa scolarité au sein du groupe Sup de Pub avec une spécialisation en digital. Après une première expérience à la production audiovisuelle du groupe Lagardère, il effectuera un stage de fin d’année au sein de l’agence DDB. Une véritable immersion qui lui fera vivre sa passion de la publicité au quotidien en travaillant sur des marques comme Auchan, Mc Donalds, Tropicana, … À l’issue de cette expérience il déclinera une offre de poste pour se lancer dans l’aventure d’Il Était Une Pub.

C’est aujourd’hui sur les réseaux sociaux une communauté de 200 000 adeptes de la publicité répartis entre étudiants (70%) et professionnels (30%). Le trafic du site est réparti essentiellement sur les grandes villes de France où sont présentes les écoles de communication et de publicité.
Lorsqu’on lui demande quel regard il porte sur le métier de publisher, il reste réaliste en affirmant que c’est « un métier agréable, intéressant, mais sérieux ». C’est un métier qui comprend aussi des risques puisqu’on est vite dépendant de l’actualité des autres (agences ou médias), impliquant des phases de creux. Cet aspect implique qu’il faut être capable d’être autonome et de créer son propre contenu, qu’il soit rédactionnel ou audiovisuel. C’est sur ce point que se joue l’avenir d’un média comme Il Était Une Pub, car c’est ce qui apporte sa valeur à la ligne éditoriale.

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La rigueur est la qualité principale requise pour effectuer ce métier. Au quotidien, Jean-Baptiste doit être organisé et alterner entre veille, écriture, curation, vérification de source, mais aussi gérer son entreprise.
Pour l’avenir d’Il Était Une Pub comme pour celui de beaucoup d’autres publishers, il faudra trouver un moyen de vivre sans les adblockers. Cela pourrait passer par du contenu premium accessible par un abonnement avec un cout très faible, ou encore faire de la publicité un peu plus événementielle. En association avec de la création de contenu, « il faudra voir de quelle façon intégrer des marques de façon intelligente et dans un format malin ».

Afin de mieux comprendre comment sont remplies ses journées, Siècle Digital a demandé à Jean-Baptiste de nous dire ce qu’il fait dans une journée typique pour Il Était Une Pub.

6h45 : je me lève, bien souvent avec l’aide de mon chat Poncho qui aime bien venir me réveiller.

7h : je pars faire du sport pendant une bonne heure.

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Jean-Baptiste Delame

8h30 : j’arrive chez Il Était Une Pub. C’est pour moi le moment le plus agréable pour travailler, car personne n’est encore connecté et on reçoit très peu de mail. C’est aussi à ce moment que je fais le plus gros de ma veille et que je prépare les sujets de la journée en fonction de la viralité des sujets et de l’intérêt pour notre audience. J’en transmets une partie à notre stagiaire pour qu’il puisse être autonome en arrivant. Cette répartition faite, je me concentre à fond sur la rédaction pour être le plus productif possible pendant que je suis seul.

10h : arrivée des autres membres de l’équipe. À partir du moment où j’ai terminé la rédaction, je me concentre sur les demandes éditoriales que l’on reçoit. Avec Lauriane, mon associée, nous réfléchissons à une orientation du sujet de la façon dont on peut servir au mieux la marque qui nous contacte.

13h : arrive enfin le break de midi après une grosse matinée.

14h : le travail de l’après-midi dépend des actualités ou des communications que l’on reçoit. Généralement on part en rendez-vous client avec Lauriane, sauf si elle amène sa stagiaire avec elle. Auquel cas je reste au bureau et on prend les publications au compte-goutte. Il faut aussi gérer les très très très nombreuses sollicitations quotidiennes par email et prendre le temps de répondre le plus possible.

18h : je quitte le bureau. Cette dernière étape ne se fait que si on a un ou deux articles pour le lendemain matin. C’est hyper important sinon tu peux perdre une grosse partie de ton trafic qu’il faut ensuite rattraper avec d’autres articles. C’est se mettre une pression inutile que l’on peut éviter très facilement.

A propos de l'auteur

Co-fondateur de Siècle Digital, j'occupe mes journées à écrire et imaginer ce que sera l'univers numérique de demain.