IoT, Watson et intelligence cognitive.

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If Data is Gold; then Context is God.

L’IoT est un marché jeune, en développement exponentiel, en 2020 IBM évalue le marché à 29 Mds d’objets connectés, 60% des objets qui compose notre quotidien : voiture, météo, ascenseur, thermostat, vêtement, montre, brosse à dent … Un enjeu business majeur pour la firme qui prévoit d’investir 3 milliards de dollars dans l’optique de couvrir les futurs besoins, et à récemment inauguré son centre mondial IoT à Munich.
Au delà de l’enjeu business, le déploiement des objets connectés tisse un écosystème vaste qui génère une quantité considérable de data mais dont 90% est aujourd’hui encore non-exploitées. Un potentiel délaissé dont l’analyse est une source évidente d’apprentissage, de savoir, de connaissance, bref d’intelligence quelque soit la finalité de celle-ci. Une partie de l’avenir se joue sur ce point par la mise en place de  solutions technologiques de collecte massive de datas hétérogènes mais surtout de transformation de ces datas. Un coup de booster pour les solutions d’intelligence cognitive dont Watson est un des exemples les plus représentatif.
Pour l’entreprise, l’intelligence cognitive va entraîner avant tout une évolution de son business modèle, de la façon de travailler et sera un pilier pour répondre aux enjeux de l’intégration du digital dans sa chaîne de valeur. Une transformation qui, associée aux objets connectés, n’en est qu’au début de sa mise en place. Aujourd’hui, IBM estime qu’environ 75% des projets IoT en entreprise sont en cours de cadrage. Des projets qui portent avant tout sur la recherche de solutions qui permettent d’agir sur la performance économique et opérationnelle.
Les types de projets sont nombreux mais ont en commun 1 enjeu central : l’expérience utilisateur. L’UX car l’utilisateur est toujours le centre de l’écosystème de datas. Associée à l’IoT, l’intelligence cognitive est une intelligence de contexte qui va prendre en considération l’environnement global de l’utilisateur en intégrant des données qui dépasse l’interaction avec l’objet connecté. Les technologies cognitives vont ainsi intégrer d’autres sources de données issues de l’utilisateur (en se connectant à un smartphone ou à un compte d’un média social) ou du contexte général (conditions météorologique). A noter qu’au delà de l’usage, la sécurité et la confiance sont les clés d’une UX réussie.

IoT & INTELLIGENCE COGNITIVE : du capteur à la prise de décision.

Encore récemment dans l’actualité avec la confrontation au jeu de Go, qui pointe le fait que l’intelligence artificielle est encore très loin de l’intelligence humaine, l’intelligence cognitive est un sujet en réflexion depuis de nombreuses années. Fantasmée via le Skynet de Terminator, la Matrix ou Her, elle occupe une place de plus en plus conséquence au sein de la communauté scientifique. A voir sur ce sujet l’intervention du passionnant Michel Serres qui analyse cette technologie comme une révolution culturelle et de la gestion des connaissances.
L’intelligence cognitive c’est 4 éléments :
  1. L’échange et le partage en langage naturel qui simplifie les interactions avec l’humain en se débarassant d’interface trop technique.
  2. Un système auto-apprenant, qui analyse un historique, comprend les signaux faibles et croise les données.
  3. La structuration de données de différentes natures et origines.
  4. La contextualisation selon un lieu et sur une échelle de temps.
Plébiscitées pour leur action sur la performance économique et opérationnelle, les champs d’application pour l’entreprise sont déjà nombreux :
  • Gestion de la PLM, quelque soit l’étape : conception, production, distribution, maintenance, services, évolutions … Certains secteurs annoncent de -15 à -20% de budget de maintenance.
  • Gestion de l’UX client et de tous les procédés marketing qui en découlent (fidélisation, CRM, relation client)
  • Monitoring et pilotage de process métiers d’une entreprise (optimisation et automatisation)

Un cognitif limité à une intelligence opérationnelle et machine.

La limite est là, la machine n’appréhende que l’intelligence cognitive, comme par exemple les robots-journalistes qui ne peuvent aller que jusqu’à de la production d’articles-algorithmés composés d’informations factuelles et circonstanciées. L’humain conserve l’exclusivité de l’intelligence conative et de l’intelligence affective. 
Petit rappel :
• Le cognitif : les connaissances (faire connaitre)
• L’affectif : la sensibilité, la préférence (faire aimer)
• Le conatif : le comportement, l’action (faire agir)

C’est la combinaison avec l’intelligence humaine qui démultiplie les moyens d’action. Une sorte d’intelligence augmentée et un apport indéniable en terme d’efficacité professionnelle.

A propos de l'auteur

Senior Digital Strategist & Manager en agence depuis 3 lustres // Passionné d’alchimies entre les mots, le Design et l'IT depuis toujours.

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