Les réseaux sociaux sont de plus en plus présents dans notre vie, mais aussi au travail. Si certaines entreprises choisissent de bloquer l’accès aux réseaux sociaux afin de limiter les abus, d’autres au contraire, décident de mettre en place un réseau social d’entreprise (RSE). La mise en place de RSE est de plus en plus fréquente selon l’étude de Lecko en 2013 (télécharger l’étude), le chiffre d’affaires des ventes de licences Saas de solutions RSE en France s’élevait à 40 millions d’euro. On vous dit tout (ou presque) sur cette nouvelle culture du management 😉

 Qu’est-ce qu’un RSE ?

Lorsqu’une entreprise décide de mettre en place un RSE, un premier choix décisif s’impose : utiliser une solution développée sur mesure, ou profiter des solutions clés en main existantes. Ces dernières disposent généralement de modules qui permettent d’adapter la solution aux besoins. Il existe différents types de plateforme parmi les solutions clés en main. Ce qui offre la possibilité de passer soit par un éditeur traditionnel comme Sharepoint de Microsoft ou Knowings avec des fonctionnalités de plus en plus sociales soit par des spécialistes des réseaux sociaux d’entreprise comme Bluekiwi, Talkspirit ou Jamespot.

BlueKiwi

Le choix du type de RSE dans une entreprise se fait en fonction de ses besoins ce qui peut expliquer l’intérêt d’un réseau développé sur mesure. Lecko (cabinet de conseil pour la transformation numérique) distingue cinq matrices afin de bien choisir son outil : communication, collaboration, social CRM (gestion de la relation client), social KM (gestion de connaissance) et socialisation des processus métier.

Pour faire simple, les RSE peuvent souvent s’apparenter à un Intranet où la dimension sociale est renforcée 😉

Quels intérêts pour quelles limites ?

L’intérêt principal d’un RSE et celui qui  nous apparaît en premier est de pouvoir recréer le lien dans l’entreprise et communiquer en interne. Les réseaux sociaux en général sont devenus des supports naturels de partage de l’information par exemple, nous utilisons tous Twitter pour partager un article qui nous semble pertinent. Ce “Facebook” interne à l’entreprise dont l’accès est contrôlé représente pour l’entreprise un nouvel outil de partage de l’information plus dynamique que l’email. Favorisant l’échange entre salariés, le RSE contrairement aux emails limite l’envoi de fichiers lourds et la saturation des serveurs de messagerie. C’est donc un outil de travail  qui rend l’information disponible pour et par la communauté.

 Les RSE permettent par ailleurs une interactivité par la capacité de pouvoir communiquer directement ou en différé sur un projet. Ils facilitent ainsi la gestion de projet en la rendant plus rapide. Julien Maldonato, directeur conseil institutions financières chez Deloitte témoigne “un de nos clients a pu constater un gain de temps de 20% sur la gestion des appels d’offres. En effet, même si ce processus est largement automatisé, le traitement de cas particuliers demeure problématique. Grâce au réseau social d’entreprise, chaque acteur a pu capitaliser sur les expériences de ses collaborateurs.

Si les RSE permettent par moment d’améliorer la communication dans une entreprise, ils peuvent cependant donner le sentiment aux salariés qu’il s’agit d’un moyen de les surveiller et de contrôler ce qui se dit dans l’entreprise. Par ailleurs, ce n’est pas parce que le réseau permet de communiquer des informations qu’il en est le seul moyen ou bien qu’il est le moyen le plus efficace, ainsi tous les employés n’utilisent pas forcément cet outil. De même, les différents outils mis en place dans une entreprise ne communiquent pas forcément entre eux ce qui peut provoquer une absence d’échanges entre les différentes BU(Business Unit) d’une entreprise. Si une entreprise décide d’adapter les RSE aux besoins de chacun, le RSE mis en place pour les commerciaux ne communiquera pas entièrement avec celui du pôle R&D ou avec l’administration s’ils ne fonctionnent pas sur la même plateforme. C’est pourquoi il est important de faire attention en choisissant ou développant son RSE puisqu’il peut être difficile d’en changer et qu’aucun standard n’a été développé pour le moment.