La French Tech : le pari français sur le numérique

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C’est officiel, notre réseau minitel est définitivement coupé depuis deux ans et son créateur est récemment décédé. La France a décidé d’aller de l’avant. En collaboration avec l’écosystème entrepreneurial français, le gouvernement a créé en fin d’année 2013 La French Tech.

La French Tech, c’est quoi ?

« L’initiative French Tech c’est d’abord une ambition : construire un grand mouvement de mobilisation collective pour la croissance et le rayonnement des startups numériques françaises » annonce Fleur Pellerin, ex-secrétaire d’État chargée du numérique, le 27 novembre 2013.

La secrétaire d'État chargé du numérique

Axelle Lemaire (au centre) : la nouvelle secrétaire d’État chargée du numérique

La France a pris conscience qu’elle regorgeait de talents issus du numérique et d’entrepreneurs prêt à défendre ses couleurs dans la course à l’innovation. Après des débuts difficiles et incertains, le gouvernement s’est décidé à soutenir entièrement l’initiative qui promet d’apporter un souffle nouveau à l’économie française. La French Tech souhaite représenter un symbole d’entrepreneuriat et de créativité. Projet encore tout jeune, l’initiative numérique vise trois objectifs principaux pour les prochaines années à venir.

Renforcer le tissu numérique français

Le premier objectif de La French Tech est de réussir à enthousiasmer l’ensemble de la communauté du numérique en faveur de la croissance et du rayonnement des startups françaises sur le territoire national. Pour réussir cet objectif, l’initiative s’appuie sur la marque ouverte que constitue la French Tech. Ainsi, chaque entrepreneur, designer, développeur, étudiant, blogueur, investisseur et tous ceux agissant dans cet écosystème pourront s’approprier et arborer la marque French Tech pour former un groupe crédible au niveau mondial.

L’initiative française souhaite aller plus loin avec la création d’un label « Métropoles French Tech » afin de reconnaitre à juste titre quelques villes françaises possédant un environnement numérique dynamique, dense et visible à l’international. Ce label n’apporte aucun investissement particulier aux villes lauréates mais la reconnaissance nationale et internationale d’être considéré comme le fleuron du digital français. Les métropoles françaises jouent d’ailleurs le jeu et font preuve de beaucoup créativité dans leur dossier de candidature. Quelques exemples des logos choisis par trois concurrentes au label :
L’initiative française envisage déjà de mettre en place un nouveau dispositif via un projet de loi pour le début de l’année 2015 : la création d’un « French Tech ticket » destiné aux entrepreneurs étrangers. Cette mesure comprendra une bourse, un visa et le suivi personnalisé du porteur de projet. Le but étant ici de capter des talents et de les inciter à venir s’installer en France afin de réduire l’écart de développement entre notre économie du numérique et celle des Etats-Unis et des 25 pays devant nous selon le Forum de Davos.

L’accélération des start-ups

Le second objectif de La French Tech se concentre sur les incubateurs et les accélérateurs de startups privés qui se développent sur notre territoire. L’initiative française souhaite apporter son aide en s’appuyant sur un fonds d’investissement de 200 millions d’euros. Cette somme sera ainsi investie dans ces accélérateurs afin d’en améliorer leur performance et de faciliter leur fonctionnement.
La French Tech insiste particulièrement sur cet aspect en précisant que les accélérateurs répondent aux besoins d’accompagnement des startups. C’est donc un atout primordial à cultiver. L’initiative française a effectué un appel à candidature auprès des accélérateurs existants ou en voie d’exister, aucun modèle n’est imposé, un seul objectif à respecter : votre accélérateur… doit accompagner les startups !

La promotion à l’étranger

Le troisième et dernier objectif visé par la French Tech est la promotion de l’initiative française sur la scène internationale par ses acteurs et par une enveloppe de 15 millions d’euros. Débloquée au début du mois de septembre 2014, elle assurera une meilleure promotion de nos savoirs-faire numériques à l’international. Mesure encore incertaine durant l’été, le remaniement ministériel lui aura été bénéfique et permet ainsi à la communauté French Tech de disposer d’un fonds considérable pour assurer leur présence sur les plus grands évènements internationaux.
Le pavillon French Tech

Les startups françaises représentées au SXSW event (Austin, Texas)

Enfin, La French Tech pourra compter sur les talents de Cédric Giorgi, entrepreneur français qui met en pause le développement de sa start-up pour participer à la promotion internationale de l’initiative française. (ici son interview réalisée par La Tribune).

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A propos de l'auteur

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