Pour cette fois-ci, nous allons aborder un thème dépassant le domaine de la communication en traitant de la cigarette électronique (ou e-cigarette).

Bref historique

La cigarette électronique a été brevetée en 1965 par Herbert A. Gilbert. Cependant, la première commercialisation fût faite en Chine, en 2004, par Hon Link (pharmacien). Mais c’est réellement en 2009 que le marché de la cigarette électronique se généralise avec la technologie de vaporisation par résistance chauffante que l’on retrouve dans la plupart des e-cigarettes en 2013.

E-cigarette

Comment ça marche (en 2 lignes) ?

Contrairement à une cigarette classique composée de papier et de tabac (ainsi que divers éléments chimiques), la cigarette électronique consiste à produire de la vapeur (d’où le terme en vogue “vapoter”…) via le contact entre une résistance chauffante et un e-liquide (contenant de la nicotine ou non). Je simplifie la technologie par ces quelques mots mais je vous invite à vous renseigner par vous même.

Cigarette électronique

 

La prudence est de mise

La cigarette électronique, du fait de sa commercialisation récente, émet une certaine frilosité de la part des autorités de santé. Que ce soit la Food and Drug Administration (États-Unis), le Ministère de la Santé au Canada, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) en France, l’Agence anglaise de régulation des médicaments et des produits de santé (MHRA) mais aussi l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS), tous préconisent la prudence quant à la e-cigarette.

Les raisons de cette prudence sont dues à la mauvaise connaissance des effets de la cigarette électronique sur la santé ainsi qu’à la dépendance que génère la nicotine si le e-liquide en contient.

De ce fait, la France comme d’autres pays (Grèce, Brésil, Lituanie, Canada, Australie ou encore Singapour) ont interdit la vente des cigarettes électroniques aux mineurs.

Interdiction et engouement : le contraste

En France, où la loi a été votée par les parlementaires en juin dernier, l’interdiction contraste avec la tendance actuelle des consommateurs de tabac (ou non) à se procurer des e-cigarettes. En effet, on approche le million de consommateurs en France. Les magasins ne cessent de s’ouvrir et les ventes sur Internet décollent également.

Un encadrement public ou auto-géré ?

Sur Internet, les forums de vapoteurs prennent de plus en plus d’importance et ne sont pas avares d’informations sur les différentes cigarettes électroniques et les e-liquides disponibles : www.forum-ecigarette.com/ ou encore www.ecigarette-public.com/

En France, une association s’est constituée (l’Association indépendante des utilisateurs de cigarette électronique – Aiduce).

Les associations n’hésitent pas à faire agir les fabricants en leur faisant enlever une substance potentiellement nocive ou encore en faisant modifier les packagings (bouchons sécurisés, ajout d’une tête de mort sur les flacons).

Cependant, l’autogestion ne peut être fiable à 100%, c’est pourquoi plusieurs collectifs comme la Cace (collectif des acteurs de la cigarette électronique) demandent une régulation légale. Mais celle-ci à un coût. En effet durant ce mois de septembre, la directive européenne sur le tabac va soumettre un débat sur le fait de considérer les e-liquides comme un médicament. Si c’est le cas, alors les substances des cigarettes électroniques devront être au préalable soumises à une batterie de tests longue et coûteuse… Ce qui risque de modifier ce nouveau marché à la fois pour les fabricants et les utilisateurs : hausse des prix, révélation de toxines et autres, etc.

 

Avec ce nouveau type de produit alliant nouvelle technologie et usage ancestral (l’Occident découvre la cigarette au XVIe siècle), on voit apparaitre de nouveaux moyens de consommations, une législation nouvelle et des tendances qui paraissent flous avec le peu de recul que nous possédons à l’heure actuelle.

Nous pouvons cependant être sûrs que la polémique sur les cigarettes électroniques n’est pas près d’être terminée comme l’est encore l’industrie du tabac traditionnel.